Nous définirons le terme croyance comme suit : croire en une entité supérieure est une notion pure qui, de base, tend vers l'épanouissement et le développement de soi.
L'être humain, fragile et indécis, cherche dans la croyance des réponses, une aide et un soutien pour afin de donner un sens à son existence.
C'est en transformant cette croyance que l'Homme la pervertie et la détourne afin de nourrir ses intérêts.
La religion est née.
L'Homme impose alors une façon de croire, de penser, de se comporter, d'échanger avec son prochain. Les prières et autres dogmes deviennent une arme pour uniformiser et contrôler la masse. Tout ceci utilisant les peurs ancestrales de l'Homme pour justifier ces règles.
La religion, drapée dans sa miséricorde, développe ainsi un culte de la personne et non plus de l'entité supérieure, base même de la croyance comme défini plus haut.
L'autocratie est née.
Les imans, les prêtres et autres papes deviennent des chefs imposant leurs visions du monde sans laisser de libre arbitre à la masse qui devient un troupeau éconduit par la croyance d'un dieu dont l'existence même est décrite par des récits rapportés par de nombreux intermédiaires mortels tout au long des siècles.
Ainsi l'Histoire nous enseigne que les textes sacrés de nombreuses religions ne sont que des récits d'aventures non vérifiables. Qui peut donc affirmer que les commandements de Dieu sont bel et bien réels et divins et non inventés par un mortel ayant trouver un nouveau moyen d'avoir du pouvoir sur son prochain?
Toujours plus avide de conquêtes et de fidèles, la religion s'adapte pour pouvoir croitre encore et toujours au détriment du libre arbitre. Un des exemples les plus frappants est celui du calendrier des saints chrétien mis en place pour attirer et convertir les païens qui croyaient en plusieurs divinités.
La notion de manipulation de la masse apparaît alors.
Rappelons que sous la notion de croyance il y a le fait d'être en accord avec soi-même. Faire les choses en fonction de notre morale. Croire voudrait donc dire ne pas se soumettre à des règles établies par des jugements partiaux n'ayant de racine que le flou de la naissance de la Religion.
Croire en un Dieu unique impose aux religieux de respecter des règles contraignantes ne laissant guère de place à l'individu, le brisant pour laisser place à la communauté.
Les religions brandissent des armes psychologiques reposant sur les peurs basiques que sont la mort et le jugement de Dieu. En instaurant le règne de la peur, la religion contraint ses fidèles à suivre ses ordres sans réfléchir en les convaincant que ces règles leur permettront d'atteindre non plus un degré de conscience supérieur mais le paradis. La vie matérielle devient donc anecdotique devant la nécessité de "mourir en paix".
Nous voici au bord de la dictature morale et moraliste.
Il est proscrit de faire quelque chose parce que les chefs de files d'un mouvement de pensée l'interdisent. Il est imposé de croire et de le faire d'une certaine manière sous peine de ne pas être accueilli par un Dieu dont l'existence, rappelons-le, a été définie par des mortels. Rien ni personne ne prouve réellement que les Dieux des principales religions existent.
Les religions imposent à leurs fidèles de croire sans expliquer les raisons de le faire. La religion catholique répond aux interrogations de ses fidèles par "les voix du seigneur sont impénétrables". Phrase pour le moins nébuleuse.
Les préceptes religieux sont là pour rappeler aux fervents de ne pas faire les choses comme ils pourraient vouloir le faire et de suivre aveuglément les enseignements contenus dans des ouvrages dont la véracité est tout aussi discutable.
Le fait d'imposer une façon de penser ou d'agir est une dictature. Conclure que la religion peut être une dictature ou tout du moins une autocratie n'est pas un raccourci facile mais une réalité que l'Histoire nous a enseignée.
Nous utilisons donc l'imagerie martiale en y mêlant les signes et les concepts des religions du monde afin de mettre en exergue cette réflexion.